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Vin suisse: en mars, ça arrache!

Faut-il arracher 10% du vignoble suisse, au prétexte que les vignerons indigènes ne couvrent que 35% de la consommation du vin en Suisse, alors que cette part est à 60% au moins en Italie et en France, et même de 85% en Autriche, contre 40% en Allemagne. Ce dernier taux couvrirait une production annuelle moyenne de 90 millions de litres par an (82 en 2025) en Suisse. Ce défaitisme est synonyme de perte de parts de marché assurée à long terme (interdiction de planter sur 10 ans). Mon analyse.

Parmi mes récentes chroniques, au Sud des Alpes, je suis allé à Lugano déguster la fine fleur des merlots tessinois d’artisans-vignerons. Et je serai lundi 30 mars à Lausanne au salon Wines Off Switzerland à Lausanne, organisé par l’oenologue volant Fredi Torrès sur le modèle d’un salon du même tonneau à Barcelone. Et peut-être, à Aran-Villette, au 1oème Salon Lavaux vin bio, à Aran-Villette, vendredi après-midi (dès 16 h.) et samedi 20 et 21 mars, alors que je ferai l’impasse sur le salon Divinum, à Morges, du 25 au 30 mars, où l’hôte d’honneur est la Suisse alémanique.

Fin 2025, j’ai lu le dernier «opus» du Dr José Vouillamoz, le spécialiste des cépages via l’ADN: mes amis des 5 du vin ont publié ma chronique. Et je salue bien bas le nouveau «domaine de l’année 2025», La Romaine, de Joël et Edith Briguet, à Flanthey (VS). Le chasselas vaudois se rappelle à mon bon souvenir, mais sous un angle un brin iconoclaste.

Je posterai quelques cartes postales, comme celle-ci, de mon refuge, le lac d’Orta et d‘un de ses plus prestigieux résidents, Alberto Alessi, ou encore comme celle-ci d’un beau domaine de Toscane. Et mieux encore, les vins si rares et méconnus du Val d’Ossola, le versant sud et donc italien du col du Simplon, également publié par les 5 du vins.

Le numéro du 1er mai 2024 de l’édition en français de Hôtellerie & Gastronomie Hebdo restera un «collector»: j’en fis la Une, avec l’amorce d’un reportage sur l’œnotourisme en Valais, et, à l’intérieur, un papier sur le vignoble de l’Alto Piemonte (ici, un dossier complet).

Mais pourquoi parler de Novare, la capitale du gorgonzola? L’occasion de découvrir une région viticole que j’apprécie. Et qui recouvre aussi l’aile est du Piémont, celle du timorasso de Derthona, le futur «Barolo Bianco». Dans un monde en pleine mutation en Italie aussi, un blanc peut en cacher un autre: l’erbaluce, jalousement défendu à Caluso, participe à cet avenir…

Et puis, en ce début 2026, je lis dans le magazine «Espaces contemporains» une interview «exclusive» . du fameux chef à la mode Yotan Ottolenghi: «Aujourd’hui, je préfère partager une pizza sur un marché plutôt qu’un dîner en dix services. C’est sans doute le reflet d’une étape de ma vie.» Idem pour la dégustation: une bonne bouteille suffit à mon plaisir! Car désormais, je fais ce qu’il me plaît, ni plus, ni moins!

Coup de pub, enfin, pour les deux livres que j’ai écrits, dont l’un sur les vins suisses. Sur le site vitisphère.com, ma consœur Sharon Nagel a écrit «Pierre Thomas s’est donné comme mission d’aider et d’encourager les curieux à pousser la porte des caves aux quatre coins du pays. Entre histoire avec un grand H et familiale, il fait la part belle aux domaines en bio et biodynamie, aux femmes et aux jeunes, le tout dans une vision prospective qui positionne clairement la Suisse et ses vins dans un monde contemporain et d’avenir.»

Et c’est toujours le bon moment pour découvrir ma ville, Lausanne, en lecture (avec les textes de deux de mes amis) puis à pied. Les deux livres en sont à leur 2ème édition. Et j’ai actualisé cet été «111 vins suisses…» pour a 2ème édition en allemand, à paraître avant Noël.

En un peu plus de 50 ans de carrière de journaliste tous terrains, j’aurais participé activement à la grande diversité de la presse papier romande et à sa raréfaction comme peau de chagrin, aux espoirs pour les grands vins de garde puis à la diversification en produits de luxe hors de pris ou de consommation courante, y compris le «vin sans alcool» sur le modèle d’une «musique sans note». Mais si ce fâcheux oxymore est à même de  sauver la plante ornementale vigne dont ne peuvent se passer nos paysages…

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Pierre Thomas ©thomasvino.ch