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Dégustations tous azimuts en avril et mai

Ça n’est pas un poisson fraîchement pêché dans le Léman, sept artisans vignerons labellisés bio de Lavaux tiennent un salon à Chenaux, au domaine Wannaz, ce samedi 1er avril, de 11 h. à 18 h. Gilles Wannaz est un pionnier du bio, depuis 2003, il est rejoint par Blaise Duboux, Gérald Vallélian (Domaine des Faverges), Pierre Fonjallaz et quelques plus jeunes.

Ils donnent le la de  deux mois les plus riches en dégustations de toute l’année et dans toute la Suisse, dont le point d’orgue demeure les «caves ouvertes» auxquelles aucune région n’échappe. On dégustera les premiers 2016, où la vendange 2016 a été abondante dans les vignobles lémaniques alors que le résultat sur l’ensemble du pays, avec 105 millions de litres, relativise cette abondance. En prime et en primeur, on pourra se faire une idée du millésime 2016 à Bordeaux dans deux dégustations lausannoises, les 11 et 12 mai.

S’y ajoutent les deux salons concurrents lémaniques, Divinum à Morges, du 5 au 10 avril, et Arvinis, qui a déménagé de Morges pour Montreux, du 26 avril au 1er mai. A ma gauche, un salon sous tente avec 120 stands, avec un focus sur les vignerons de la La Côte. La principale région de production vaudoise affiche un remarquable dynamisme, avec son projet de Maison des Vins à Mont-sur-Rolle. Pour brouiller les cartes, les 8 et 9 avril, au Village du Soir, à Carouge (GE), mais en… journée, de 11 h. à 18 h., un (premier) salon des vins suisses, d’abord genevois (19 domaines grands et petits, plus ou moins réputés), quatre vaudois et cinq valaisans. Des Valaisans qui se partagent équitablement entre Morges et Montreux, à Arvinis, fort de 200 exposants. A la louche, une bonne moitié des producteurs suisses (principalement valaisans et vaudois) seront à Morges puis à Montreux, qui a déjà ouvert sa billetterie en ligne! On fera les comptes après…

Quant à la région de Neuchâtel, où s’est tenue l’assemblée de la Mémoire des vins suisses, elle sera à l’honneur avec le chef-lieu nommé Ville du Goût et le chef de cuisine Claude Frôté, promu parrain de la Semaine suisse du Goût 2017, du 14 au 24 septembre, qui coïncide avec celle des vins suisses. Qui sait que ce bourgeois de La Neuveville (BE) est aussi producteur de chardonnay et de pinot noir élevés à la bourguignonne?

Lire aussi mon reportage au Japon, à la poursuite du cépage koshu, qui est à l’empire ce que le chasselas est à l’Helvétie. L’Asie, Chine en tête, paraît la planche de salut pour les producteurs de vins blancs, une couleur pourtant moins prisée que le rouge!

Je suis rentré de mon «Giro d’Italia» des nouveaux millésimes mis sur le marché, et qui varient d’une DOCG à l’autre. Voici les 112 vins que j’ai préférés sur quelque 500 dégustés. Avant les divers crus les plus appréciés en Toscane et en Ombrie, j’avais débuté à Vérone, patrie de l’Amarone, toujours en question.

Nous avions débuté très fort l’année 2017. D’abord, en dégustant sur place des bordeaux 2014 mis en bouteilles. Le résultat des courses en deux temps: dans un fichier, les crus classés 1855 de la rive gauche, puis, après une dégustation de crus classés, à Genève, nos Saint-Emilion préférés, avec les sauternes et les graves blancs. Et je suis retourné à Bordeaux, début mars, pour participer au Concours mondial du sauvignon, organisé par le Concours Mondial de Bruxelles, qui se tiendra à Valladolid, en Espagne, début mai (où je serai aussi, pour ma «Vuelta» des régions d’Espagne).

Pierre Thomas, journaliste libre.